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LES ATELIERS-THEATRE DU 450ème
lundi 9 mars 2009

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Au THEATRE AM STRAM GRAM du 4 au 10 mai 2009

Les "Ateliers-Théâtre du 450ème" sont accueillis durant une semaine au Théâtre Am Stram Gram du lundi 4 au dimanche 10 mai 2009.
Huit Collèges, en sept spectacles, présentent des auteurs allant de Molière à Michel Vinaver en passant par Jean-Michel Ribes et Jacques Probst, ainsi que de nombreuses créations.
L’occasion est unique pour des comédiens en herbe de se produire sur une scène professionnelle dans le cadre du 450ème anniversaire du Collège de Genève.

Je crois profondément aux pouvoirs de l’éducation par la culture. Il me suffit d’assister aux spectacles d’Ateliers-Théâtre, où se côtoient des élèves de toutes nationalités, de cultures et de religions différentes, jouant, se parlant, communiquant sur scène, plus exemplaires que tout plaidoyer sur la paix dans le monde. Le monde est là, présent dans ce microcosme magique, où le temps du direct donne des leçons à toute fréquentation solitaire de techniques audio-visuelles.

Puisse le public rencontrer la passion qui anime chaque acteur de ces Ateliers-Théâtre et goûter au plaisir du théâtre joué par des adolescents.

Marie-Christine Epiney
Coordinatrice des "Ateliers-Théâtre du 450ème"


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PROGRAMME GENERAL

Lundi 4 mai 2009
« Un Trois-Mâts pour Djakarta » de Jacques Probst – mise en scène Marie-Christine Epiney - Collège Rousseau.

Mardi 5 mai 2009
« Théâtre sans Animaux » de Jean-Michel Ribes - mise en scène Jacques Maitre - Collège Sismondi.

Mercredi 6 mai 2009
« Les Précieuses Ridicules » de Molière - mise en scène Anne Martinet - Collège Claparède.

Jeudi 7 mai 2009
« Les Passions selon Jean-Sébastien Schlöndorf » – Compositions : Cyril Kaiser et les élèves de l’Atelier-théâtre.
Collaboration dramaturgique : Olivier Chiacchiari.

Vendredi 8 mai 2009
« Les Etoiles qui chantent » conception et mise en scène d’Antoine Goecking – Collège Nicolas-Bouvier.

Samedi 9 mai 2009
« L’Emission de télévision » de Michel Vinaver - mise en scène Rachel Reymond-Poupin – Collège André-Chavanne.

Dimanche 10 mai 2009
« Les Aventures de l’ingénieux Jean-Pierre Venguère de Calvingrad » d’après Jean- Sébastien Simon - mise en scène Tatiana Auderset - Collège Emilie-Gourd.



PRESENTATION DES ATELIERS

Lundi 4 mai 2009

Un Trois-Mâts pour Djakarta de Jacques Probst

Mise en scène Marie-Christine Epiney - Collège Rousseau

“UN TROIS-MÂTS POUR DJAKARTA”, c’est l’histoire de Leo qui aime Sonia, qui aime Igor, qui ne l’aime pas.

La mort survient dans un préau d’école à minuit après une partie de basket et de danse.

La mort pour mieux raconter la vie des adolescents, leur musique et leur avenir.

Samir, apprenti charpentier de marine, revient chaque mois de Toulon pour voir son ami Igor.

L’amour comme fil rouge de cette histoire plus forte que tous les faits divers actuels et qui pourtant y ressemble.

Une fin sous forme d’espoir pour les ados d’aujourd’hui avec les mots souvent crus, mais toujours poétiques de Jacques Probst.

En vue de la collaboration avec Michel Wintsch et le Conservatoire populaire pour la création musicale de cette pièce, j’ai demandé à Jacques Probst d’intrégrer intimement la musique au texte. Les musiciens jouant live durant tout le spectacle, deviennent des personnages à part entière. C’est ainsi que les quatorze élèves du Collège Rousseau vont bénéficier du privilège de jouer avec les six musiciens du Conservatoire populaire, formant ainsi un double atelier de vingt comédiens - musiciens.



Mardi 5 mai 2009

Théâtre sans Animaux de Jean-Michel Ribes

Mise en scène Jacques Maitre - Collège Sismondi

Jean-Michel Ribes déambule dans les musées, les palaces, les cafés ou même les théâtres (particulièrement les théâtres sans animaux) et il y glane nos absurdités, nos dérapages verbaux pour en tirer le pire ou le meilleur. Tout dépend du point de vue. A la place du spectateur, c’est toujours du meilleur qu’il s’agit parce que Jean-Michel Ribes tape là où ça fait mouche, où ça fait rire, là où on a la vague sensation de se reconnaître. Mais le tour de force de cet auteur est de savoir pousser la logique de ces répliques qui dérapent, enfoncent des portes ouvertes pour nous emmener de l’autre côté de la réalité, où l’absurde est roi parce que les personnages affirment leur point de vue avec la plus totale mauvaise foi. Le champ de l’ignorance étant infini, on ne sait pas où cela peut mener…

Les élèves ont empoigné ces textes avec jubilation, saisissant parfaitement la logique de ce comique particulier dans lequel il faut rendre vrais les propos et les situations les plus étranges. Ces acteurs en herbe ont, par leur sérieux et leur talent, su relever ce défi : rendre crédible l’univers de l’auteur pour embarquer le spectateur dans un espace et une langue où les repaires ne sont plus les mêmes, où la réalité se déshabille pour apparaître toute nue ou en costume, bref, pour embarquer ce spectateur au théâtre. Là réside tout l’art de l’acteur.



Mercredi 6 mai 2009

Les Précieuses Ridicules de Molière

Mise en scène Anne Martinet - Collège Claparède

En 1659, la préciosité était dans l’air du temps. Née au début du siècle, en réaction contre une certaine grossièreté des mœurs, animée par des préoccupations morales, intellectuelles et esthétiques, elle avait dégénéré à partir de 1650, en une affectation excessive des manières, du langage et des sentiments.

Les précieuses essayent de se réapproprier le langage, d’utiliser des mots savants afin de réduire la brutalité qu’il y avait dans les rapports entre les hommes et les femmes et entre les classes sociales.

C’est le contraire de l’immobilisme du 17ème que l’on se représente habituellement.

Au fond, la préciosité comme mouvement apparaît vers 1640, or ce n’est pas du tout par hasard.

En 1643, Louis XIII meurt et le pouvoir est exercé par une femme, sa mère, Anne d’Autriche, régente.

En 1654, c’est la montée sur le trône de Christine de Suède. Ce sont des femmes cultivées et elles vont imposer leurs valeurs à l’ensemble de la société.

Critiquer des provinciales s’efforçant maladroitement d’imiter des Précieuses parisiennes donnait à Molière l’occasion de plaire à Paris, car à l’époque, c’était le public de la capitale qu’il fallait conquérir.

Molière réussit son pari car il reçut un brillant succès avec sa pièce.

Le thème de la préciosité, - on pourrait employer aujourd’hui celui de « snobisme »- est encore d’actualité et ces caractères qui cherchent avant tout la forme sans le fond sont encore bien présents dans notre société.

Voilà pourquoi, des adolescents d’aujourd’hui peuvent s’amuser à travers le langage complexe de l’auteur à nous en transmettre toute sa modernité.



Jeudi 7 mai 2009

Les Passions selon Jean-Sébastien Schlöndorf

Conception Cyril Kaiser, compositions Cyril Kaiser et Olivier Chiacchiari - Collèges Calvin et De Candolle

Pour Jean-Sébastien c’est le grand soir ! Il présente son travail de maturité sur la catharsis ! Un spectacle de masques neutres et quelques mélodrames pour purger les passions des citoyens !

Quel bel hommage à Aristote en cette année de célébration humaniste !

Qui l’eût cru ? Lui, l’élève surdoué, maladivement timide, un jour sur la scène, présentant son oeuvre !

Rendons hommage au charme et à la persuasion du trio professoral, Mesdames Eva Iocasta, Maria Bodyless et Monsieur Xavier Xénosomas-Lindt d’avoir encouragé Jean- Sébastien à aller jusqu’au bout d’un processus créatif et intellectuel ! Sans eux et leur persévérance attentive, jamais le jeune Schlöndorf n’aurait osé se montrer en public !

Que le spectacle commence !

Cliquez sur ce lien pour découvrir les étapes de la construction de la marionnette Jean- Sébastien Schlöndorf, créée par PIerre Monnerat. Photo Pierre Monnerat.

Cliquez sur ce lien pour participer aux répétitions de Jean- Sébastien Schlöndorf, scènes masquées.



Vendredi 8 mai 2009

Les Etoiles qui chantent

Conception et mise en scène d’Antoine Goecking – Collège Nicolas-Bouvier

Les étoiles qui chantent, par Antoine Goecking, magnifiquement inspiré de Jean-Sébastien Bach, Benjamin Constant, Denis Diderot, marquis de Sade, STAN, Voltaire, Alexandre Astier, Aliou Sene et des élèves de l’Atelier-Spectacle Nicolas-Bouvier.

Les étoiles qui chantent (traduisez « Star Wars ») est une épopée de l’être humain pris en étau entre amour de l’autre et amour de soi, entre soif de pouvoir et sens du devoir, entre raison et émotion, entre lucidité et folie.

Pas facile-facile, tout ça… Une tétrade s’est avérée nécessaire :

Épisode 1 : PARS !!! (Ça veut pas dire aller loin, ça veut dire aller bien)

Épisode 2 : L’Homme descend du Songe

Épisode 3 : L’Eternité n’a rien à dire

Épisode 4 : Je suis le Créateur de Dieu

Pour cette troisième et avant-dernière saison, Calvin et Galilée se rencontrent à l’âge de 19 ans. Religion et science. Deux hommes, Deux théories, deux tentatives de voir notre monde, ce monde dominé depuis toujours par l’incompréhension, la violence, la discrimination et l’intolérance.

Ils savent ce qu’ils vont devenir. Et pourtant tout avait si bien commencé… Ah bon ?!?



Samedi 9 mai 2009

L’Emission de télévision de Michel Vinaver

Mise en scène Rachel Reymond-Poupin – Collège André-Chavanne

Dans le texte de Vinaver, l’amorce de l’action se passe en amont de l’émission elle-même, au moment où deux "rabatteuses", Béatrice et Adèle, font des repérages chez les Delile et chez les Blache pour un show télévisé du type téléréalité.

Mais il y a meurtre ; le candidat choisi ne pourra plus jamais participer à aucune émission.

L’action elle-même se passe au moment où le juge Phélipeaux mène l’affaire, avec des flashbacks sur les moments qui précèdent le meurtre et jusqu’à celui-ci.

A l’instar d’une série télévisée, la pièce de Vinaver est "scénarisée" comme une policière, et axée sur l’évènementiel, etc. Le temps est ainsi bousculé comme il l’est dans le montage d’une fiction, mais aussi comme Vinaver se plaît à l’utiliser dans son écriture. Le zapping et la télévision, cela va d’ailleurs ensemble et cela fera bientôt partie de notre structure mentale…

Ce que nous avons envie de mettre en avant dans ce texte de Vinaver, c’est la toute-puissance de la télévision et la manipulation de la réalité par celle-ci pour "faire de l’audience" ; avec notre consentement tacite face à cette situation. Il y a peu de révoltes à cet égard, et elles sont quasiment vouées à l’échec, comme celle de Pierre, et celle du juge Phélipeaux, dans la pièce "L’émission de Télévision".



Dimanche 10 mai 2009

Les Aventures de l’ingénieux Jean-Pierre Venguère de Calvingrad d’après Jean-Sébastien Simon

Mise en scène Tatiana Auderset - Collège Emilie-Gourd

L’atelier-théâtre du CEC Emilie Gourd est heureux de présenter un épisode inédit des aventures de l’ingénieux Jean-Pierre Venguère de Calvingrad !

Une fois encore, notre chevalier Jedi se met au service de sa République et Canton afin de combattre le côté obscur de la force. Non sans peine mais toujours accompagné de ses deux acolytes, il poursuit sa quête d’amour et part à la recherche de sa Dulcinée des Pâquis…



INFOS PRATIQUES

Horaires

Représentations : 20h00

Ouverture des portes : 1 heure avant le début du spectacle

Billetterie

Prix des billets : Fr. 10.—, en vente aux caisses et en prélocation

Prélocation : Théâtre Am Stram Gram – 022 / 735 79 24 dès le 20 avril 2009