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Brèves
Le Collège de Genève cherche les siens
samedi 9 février
Un article de la Tribune de Genève l’annonce : il reste environ 450 jours avant que les festivités ne débutent. Anciens élèves, inscrivez-vous nombreux, incitez vos anciens camarades à faire de même, pour que la fête soit belle !
 
A 450 ans, le Collège cherche les siens
samedi 9 février 2008
Le Collège de Genève aura 450 ans l’an prochain. On est à 450 jours des premières festivités. Regard dans le rétro.

« Aujourd’hui, on peut annon­cer que dans 450 jours, on sera au coeur des manifesta­tions du 450e anniversaire du Collège de Genève. Mais pas à 450 jours du banquet Collège Calvin, ce dernier étant pro­grammé le 9 mai 2009. C’est le jeudi 14 février 2008 qui se situe 450 jours avant la date du banquet. » En se concen­trant, on parvient à suivre les calculs des organisateurs des festivités de l’an prochain. Bons moments en perspective. En attendant, tous les anciens collégiens des établissements du canton sont invités à s’inscrire sur Internet afin de participer à la fête. Le site (www.calvin450.ch) est prêt à les recevoir.

Invité-vedette, Michel Simon

Regard dans le rétroviseur. On se souvient des cérémo­nies du 4e centenaire de la fondation du Collège. Le 7 juin 1959, on se presse dans la cour. Le directeur Henri Stehlé appelle les volées. Invité-vedette, l’ancien élève Michel Simon déclare, du haut des escaliers de la direc­tion : « Il n’est pas nécessaire d’avoir été un bon élève pour causer la joie de ses profes­seurs. » Au Collège, qu’il n’a pas terminé, on l’avait prié d’aller faire le pitre ailleurs, ce qu’il a parfaitement réussi. Parmi les festivités, les collé­giens jouent le Phormion de Térence à la Salle de la Réfor­mation avec, en vedette, An­dré Hurst, futur recteur de l’ Uni.

« On surnommait le roi Baudoin « bouchon », car il était prince de Liège  »

On se retrouve au 425e, fin mai 1984. Jamais en retard d’un titre, le journal Libéra­tion écrit : « Le Collège Calvin gai, 4000 anciens élèves en goguette dans les murs du vénérable établissement gene­vois. » On lit encore sous la plume du journaliste Vincendon : « Pour pimenter le menu pom­peux offert par la Migros (sorte de Félix Potin local), et intégralement servi dans de la vaisselle en plastique, Bernard Haller est venu montrer sa pomme, la Fanfare de Ca­rouge (banlieue de Genève) a donné l’aubade et Calvin en personne, audacieusement maquillé, a joué les appari­tions. Les plus vieux l’ont ap­plaudi d’une main molle quand il est passé près d’eux. L’autre, le vrai, a dû se retour­ner dans sa tombe. ». Dans ma classe, le père et la fille d’un copain participent aussi à la fête, tous les trois sont passés par Calvin. On lit aussi le message du roi Baudouin, ancien élève du Collège. On le surnommait « bouchon », car il était prince de Liège. Entre amis, on évoque Mimile, prof d’allemand, Spy­cher, prof de maths habillé en dandy, godasses noires et blanches, béret basque et grosse moto Sunbeam vert clair. Un jour, il portait un smoking. Il n’avait pas eu le temps de rentrer chez lui. On n’a pas rigolé tous les jours avec nos problèmes de maths et nos versions latines, certes, mais il y avait les copains. Vivement le 450e !

Jean-Claude Ferrier

Cour du Collège, 1959. Michel Simon : « Il n’est pas nécessaire d’avoir été un bon élève pour causer la joie de ses professeurs. » (JEAN MOHR)