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Brèves
Une première intervention au colloque : Pourquoi enseigner le français au collège ?
mardi 28 avril

Une première intervention au colloque, de Anne-Carole de Balthasar (CEC Emilie-Gourd), Adrien Jacot-Des-Combes (Collège Claparède) et Alain Jacquemoud (Collège Calvin).

"C’est l’occasion pour nous de réaffirmer avec force un principe élémentaire, une nécessité première. Pour permettre « l’entrée en connaissance », la formation de l’esprit, la patiente construction du jugement critique, pour aborder les territoires inconnus du savoir - pour nous de la littérature - l’école doit se définir comme un espace séparé. Voilà le paradoxe vital qui la fonde : c’est en se coupant momentanément du monde que l’école a le plus de chance de transmettre un savoir vrai et d’aider l’élève à forger son autonomie. « L’école est le dernier lieu qui résiste encore à l’univers de la consommation. Celui où l’on s’offre le luxe de penser dans le calme, de questionner le monde... afin de construire sa propre liberté. » affirmait avec un espoir non dénué d’une certaine inquiétude un philosophe contemporain. Préserver ce lieu en engageant toutes nos forces, c’est notre tâche la plus importante."

A lire ici

 
A lire : deux nouvelles contributions
mardi 4 novembre
Un texte de Patrick Herrmann, actuel directeur du lycée Blaise-Cendrars à la Chaux-de-Fonds, « Apprendre à penser n’est pas facile », et un autre de Philippe Zabbey, ancien professeur de mathématiques au Collège Calvin, « Une tranche d’histoire tirée de l’oubli ».
 
Le Collège, lieu de formation « humaniste » ?
mercredi 14 novembre

Un texte de Jean-Jacques Forney, ancien directeur du collège de Saussure.

"Développer les capacités d’expression des élèves ne se résume pas non plus à exercer l’écriture et l’habileté du discours. Cela implique tout autant l’acquisition de la démonstration mathématique ou celle du coup de crayon et, pourquoi pas, de l’aisance corporelle qu’apporte le sport."

 
Nouveau texte et nouvelle rubrique
samedi 6 octobre
Un premier texte de Sylviane Dupuis, écrivain, poétesse, et enseignante au Collège Calvin, inaugure la rubrique "Contributions", ouverte à tout texte abouti en rapport avec les préoccupations de ce site.
 
 
Articles publiés dans cette rubrique
mardi 28 avril 2009
Pourquoi enseigner le français au collège ?
« Placer l’élève au centre ». On se souvient de cette formule, naguère prescrite à l’école genevoise comme un ferment de nouveauté par l’un de ses chefs. Perçue comme un signe d’allégeance au jeunisme ambiant, une façon de considérer le petit d’homme comme un enfant de roi, elle a été vertement battue en brèche par de nombreux enseignants. Non qu’ ils songeaient à reléguer l’élève dans je ne sais quelle périphérie - ce qui aurait été absurde - mais parce qu’ils entendaient continuer à saisir l’école dans une définition plus rigoureuse et plus conforme à ce qu’elle est, à savoir comme un dispositif qui met en (...)

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mardi 4 novembre 2008
Patrick Herrmann
Apprendre à penser n’est pas facile
Un cardinal du XIXe a écrit, je cite, que « l’éducation libérale est l’apprentissage par lequel l’intelligence, au lieu d’être formée ou sacrifiée pour une fin particulière ou accidentelle, un métier ou une profession, une étude ou une science spécifique, est disciplinée pour elle-même, pour la perception de ses propres objets ». Certes, nous ne sommes plus au XIXe et pouvons ou devons oublier la notion de discipline au vu du comportement libertaire qui fait le charme des étudiants d’aujourd’hui, et nous ne nous trouvons pas plus dans une école où parler de sacrifice aurait un sens ; en revanche, le projet (...)

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mardi 4 novembre 2008
Philippe Ch. Zabey
Une tranche d’histoire tirée de l’oubli
Si, un jour, vous allez vous promener dans les Archives, vous découvrirez peut-être un document, un peu technique, certes, mais fort instructif : l’horaire pour l’année scolaire 1955-1956 des 29 classes des quatre sections de la division supérieure (de la 4e à la 1ère) du Collège de Genève. Aujourd’hui, un tel préambule ne peut que soulever cinq questions :
1ère question : il y avait donc des classes au Collège de Genève ? C’est la nouvelle maturité, introduite dès 1998 et dont les premiers certificats ont été délivrés en 2002, qui a conduit à supprimer les classes pour leur substituer des groupes (...)

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lundi 5 mai 2008
Jacques de Coulon
De la durée des études : fast-school ou collège humaniste ?
Recteur du Collège Saint-Michel à Fribourg, Jacques de Coulon milite en faveur d’une formation gymnasiale à vocation humaniste qui s’accorde le temps nécessaire à la réalisation de ses ambitions.

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mardi 1er avril 2008
par Paul AVANZI
Le statut des écoles de maturité à la croisée des chemins
Un collège à Genève se nomme lycée à Neuchâtel et gymnase à Lausanne, ce sont tous des lieux de formation préparant à la maturité, anciennement nommée baccalauréat.
Le gymnase que j’ai fréquenté il y a bientôt quarante ans est, comme le Collège Calvin, prestigieux et très ancien : le Gymnase de La Cité, à l’ombre de la Cathédrale de Lausanne.
A cette époque un gymnase était le lieu où les gens de "bonnes familles" confiaient leurs enfants (surtout les garçons !) pour qu’on leur passe le témoin d’une culture et de valeurs fondatrices que la constitution du XIXe siècle et les radicaux considéraient encore immuables (...)

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vendredi 8 février 2008
André Sauge
Enseigner
Apprendre est une nécessité biologique : tout organisme doit activer les circuits nerveux qui lui permettent de se connecter à son milieu et de s’y conduire selon ses facultés naturelles et ses besoins. Apprendre est donc une condition naturelle. Mais enseigner ? En outre, dans une institution affectée spécialement à cette fin ? Nous vivons dans des sociétés si complexes qu’il ne suffit pas d’apprendre (apprendre sur le tas ; être à l’école de la vie). Non pas qu’il soit inimaginable qu’un individu qui aurait tout appris de la vie réussisse. Mais cela paraît de plus en plus improbable : qui développe la (...)

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mercredi 14 novembre 2007
Jean-Jacques Forney
Le Collège, lieu de formation « humaniste » ?
Lorsqu’on veut caractériser d’un mot la formation gymnasiale dispensée au collège, on choisit invariablement le qualificatif d’humaniste. À bien des oreilles, ce terme sonne comme le rappel d’une tradition désuète, fondée exclusivement sur l’étude des langues anciennes. Or, nous savons bien que la grande majorité des collégiens n’étudie plus ni le latin ni le grec ancien. Le projet humaniste de la formation gymnasiale doit donc être redéfini et élargi.
Pour ma part, je résumerais volontiers ainsi les objectifs de cette formation :
transmettre une culture
former à l’exercice de la pensée
développer les (...)

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vendredi 5 octobre 2007
Sylviane Dupuis
L’école, le corps social et les chefs d’entreprise
Le Temps, « chronique d’écrivain », 3 mars 2001
« C’est qui, m’sieur, la dame qui porte un mort allongé sur ses genoux ? »
Il faut tout leur raconter, de la Bible aux grands mythes fondateurs ; reconstituer avec eux, au fil des oeuvres étudiées en classe (et cela, aussi « objectivement » que possible, en tenant compte de la diversité des cultures et des croyances en présence), un héritage symbolique dans lequel ils baignent encore mais qu’ils ne connaissent plus que par bribes dépareillées. Il faut leur expliquer qu’une « valeur » peut ne rien avoir à faire avec l’argent, et qu’on ne juge jamais de rien qu’au nom de quelque chose, d’un système de (...)

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