Plan de déploiement 2011-2015 poste de travail pédagogique SOLL

Version 2, octobre 2011
mardi 4 octobre 2011
par Manuel Grandjean
popularité : 14%

JPEG - 35 ko Depuis plusieurs années, le DIP a fait le choix d’orienter son informatique pédagogique vers les standards ouverts et logiciels libres (SOLL). En mars 2009, un plan de déploiement de postes de travail pédagogiques répondant à cette orientation a été mis en consultation. Depuis, plusieurs opérations pilotes ont été réalisées dans des écoles et différentes options ont été prises, comme, par exemple, le choix d’une solution de tableaux numériques.

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Déploiement PTLL péd v2.0

La deuxième version du plan publiée ici tient compte de ces évolutions. Elle est également placée en consultation large.




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Commentaires

Logo de Cyril Roiron
vendredi 10 février 2012 à 17h51, par  Cyril Roiron

Bonjour et merci pour votre commentaire.

Une enquête à l’échelle de chacun des établissement pilote est prévue.
Espérons qu’elle rencontrera plus de succès que la consultation réalisée en fin d’année passée.

Quant aux réalités du terrains évoquées, les questions que vous soulevez ont été adressées sur cette page (bien que concernant la suite OpenOffice précédent l’arrivée de LibreOffice, les principales considérations restent valables) :
http://icp.ge.ch/sem/gelibredu/proj...

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lundi 5 décembre 2011 à 15h10, par  Pascal Rouget

Bonjour,
pour commencer, deux mots pour me situer : je suis enseignant d’informatique et d’histoire au CO, dans un établissement « pilote ».

Tout d’abord, pour mettre Roberto et Tobias d’accord (?), je voulais dire qu’il y a certes bien eu -d’après mes vagues souvenirs- « consultation », mais sous la forme d’un email envoyé par un collègue de l’établissement, à un moment de l’année où les boîtes email étaient particulièrement chargées (-i.e. la fin de l’année scolaire) soit dit en passant.

Ceci amène mon premier grand étonnement : si nous sommes effectivement dans un projet pilote, je me demande combien de collègues le savent vraiment... Ils ont sans doute tous subit les changements inhérent à ce statut (passage à Linux et LibreOffice), avec leurs lots de soucis, mais en saisissent-ils les enjeux ? Je n’en suis pas certain...
En effet, il est étonnant qu’alors qu’on parle de « projet pilote », rien n’ait été fait d’un tant soit peu « officiel » pour le présenter dans les détails aux enseignants à son lancement d’abord, pour assurer un suivi clair et visible tout au long de son déploiement (à part nos pauvres collègues référents qui font comme ils peuvent pour corriger les nombreux bogs qui surviennent, et je les en remercie vivement au passage !) ensuite, et pour finalement mener une évaluation digne de ce nom (je ne juge pas du contenu de l’email mentionné ci-dessus, mais bien de la forme globale qu’ a prise cette « consultation » : il me semble qu’on aurait pu attendre une plus grande implication de la part des instances pilotant le projet et, au minimum, un cadre -pour ne pas dire un « visuel »- officiel...). Cela semble pourtant possible puisque j’ai pu accéder à ce mini-forum suite à l’envoi d’un email envoyé par le SEM et diffusé à large échelle !
Dès lors, je ne m’étonne pas du peu de réaction dans notre établissement... Et c’est sur cette base (une « consultation » officieuse et, peut-être encore, ce forum, avec une demi-douzaine d’intervenants, dont la moitié portent le projet...) que seront prises les futurs décisions ?
Puisque j’ai bien lu qu’il ne s’agit pas d’une « une migration aveugle qui ne tiendrait pas compte des réalités du terrain », je suis rassuré. Mais puisqu’il s’agit aussi d’une décision politique claire et répétée dans ce sens, aura-t-on vraiment le courage d’y renoncer, si on se rend compte que cela ne convient pas ?

Mon deuxième grand étonnement concerne justement cette analyse des « réalités du terrain ». Ce que j’entends au quotidien en salle de travail, concrètement, c’est plutôt des collègues qui se « plaignent » (c’est encore gentil) des problèmes de compatibilité et surtout de mise en page avec le traitement de texte... D’autres changent d’ordinateur pour rejoindre Apple. Mais le plus inquiétant, c’est la résignation qui règne ; parce que la décision semble déjà prise ?
Est-il normal que, en venant travailler dans notre établissement, il nous faille reprendre toute la mise en page d’un document préparé à la maison, et perdre ainsi un temps énorme et précieux ? Il ne s’agit pas uniquement d’une question de formation, loin de là. Pour rappel : les enseignants travaillent beaucoup avec des images intégrées dans du texte (je pense à l’histoire pour ce qui me concerne, mais aussi à la biologie, la géo...). Or, la suite OpenOffice, puis maintenant LibreOffice (puis... ?), n’est vraiment pas satisfaisante à ce niveau-là. Certaines personnes convaincues par les logiciels libres le reconnaissent d’ailleurs...

Pourquoi donc ne pouvons-nous pas disposer d’outils compatibles avec les standards les plus utilisés et surtout qui soient efficaces pour faire notre travail à l’école, comme cela se fait dans la plus grande majorité des entreprises (je ne parle même pas du matériel fourni par l’entreprise et des offres pour pouvoir s’équiper à la maison) ? Pourquoi en sommes-nous contraints de transformer nos documents en format .pdf à la maison pour pouvoir les lire correctement sur notre lieu de travail ? Et si par malheur nous devons y apporter des modification de dernière minute à l’école, perdre du temps à tout remettre en page ? Bref, être contraint à faire du bricolage...

La réflexion autour des logiciels libres est certes louable et légitime (en ceci, je rejoins complètement le commentaire de Tobias), mais elle ne doit pas, il me semble, péjorer nos conditions de travail. Dès lors, la proposition de Tobias (deux profils) me semble bien plus constructive. Elle permettrait de sensibiliser les élèves (et les profs) aux logiciels libres, de les avoir à disposition tout en laissant un libre choix, d’avoir un programme commun compatible (pour les travaux à domicile des élèves par exemple), tout en permettant à ceux qui en ont le besoin d’utiliser des logiciels performants adaptés à leur travail (suite MS Office).

Logo de Cyril Roiron
lundi 7 novembre 2011 à 10h40, par  Cyril Roiron

Bonjour,

M. Lerch m’a transmis un certain nombre de commentaires précieux par courriel concernant plusieurs points tels que la question du format des fichiers bureautiques ou encore la compatibilité de certaines applications (matériel ExAO Vernier notamment) avec GNU/Linux. Ces informations ont été transmises au SEM logistique.
Au sujet des consultations, l’objectif consiste à vérifier l’adéquation entre les solutions proposées et les besoins des utilisateurs. Il ne s’agit donc pas d’une votation populaire proposant le choix entre deux systèmes d’exploitation.

La décision de favoriser les logiciels libres pour l’informatique scolaire a été prise il y a déjà plusieurs années. Elle a notamment été reconfirmée en février par le conseiller d’Etat chargé du DIP lorsqu’il a validé le Plan directeur MITIC. Celui-ci stipule notamment que le département souhaite « développer l’indépendance, l’accessibilité et la diffusion des technologies en faisant le choix des logiciels libres chaque fois que c’est possible » (cf http://icp.ge.ch/sem/projets/spip.p...).

Cette dernière précision a toute son importance, car elle implique que la DSI-SEM ne va pas procéder à une migration aveugle qui ne tiendrait pas compte des réalités du terrain. Le critère numéro 1 demeure la qualité des outils proposés aux professionnels de l’enseignement. D’où les différentes consultations lancées, à laquelle il convient précisément d’ajouter celle sur l’actuelle version du plan de déploiement.

Plan de déploiement signifie migration progressive avec des phase pilotes, lesquelles permettent de constater, analyser et résoudre les problèmes. La DSI-SEM est parfaitement consciente que tout changement implique de nouvelles difficultés, tant sur le plan technique que professionnel.

Toutefois, ces difficultés ne doivent pas nous dissuader d’agir. D’ailleurs, M. Lerch reconnaît lui-même que les principes sous-jacents des logiciels libres sont louables. Pourquoi dès lors y renoncer sous prétexte que les systèmes propriétaires sont encore les plus répandus ?
De même, nous peinons à comprendre la logique qui voudrait que les logiciels propriétaires puissent faire l’affaire des élèves, mais pas celle des enseignants. C’est bien parce que les élèves ont tout à y gagner que l’environnement professionnel des enseignant mérite d’être placé sous standards ouverts et logiciels libres. Par ailleurs, plusieurs cours sont proposés au DIP pour faciliter la prise en main de différents logiciels libres, cf http://wwwedu.ge.ch/sem/formation/fc

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jeudi 27 octobre 2011 à 17h43, par  T. Lerch

Cher Roberto,

Je persiste et signe sur le fait qu’il n’y a pas eu de consultation(s) digne de ce nom au C.O. de la Seymaz.

Lors d’une discussion tu m’as informé que nous avions été consultés par mail. Je n’ai personnellement pas souvenir d’avoir été consulté et vu le nombre très restreint de retours que vous avez eu, je pense que la forme ne devait pas être assez claire...

Pour qu’une consultation soit exploitable, celle-ci doit être basée sur une série de questions mûrement réfléchies et doit porter sur un échantillon représentatif. Or ni l’une ni l’autre de ces conditions ne semble avoir été respectée.

Je précise que j’ai envoyé des remarques à M. Cyril Roiron suite à sa requête. Or je n’ai à ce jour jamais reçu d’accusé de réception...

Logo de Romagnoli Roberto
lundi 17 octobre 2011 à 13h59, par  Romagnoli Roberto

Bonjour Tobias,

Ta remarque :

«  De plus, faisant personnellement partie d’un établissement pilote (PCs uniquement sous Linux), je suis très étonné de constater l’absence de consultation des enseignants par le SEM.   »

me laisse perplexe, car cette (ces) consultation(s) a (ont) bien eu lieu. Tu as d’ailleurs envoyé directement à Cyril Roiron un mail le 5 juin 2011 concernant ton point de vue.
Pour ma part je ne conteste aucun de tes arguments même si sur plusieurs d’entre eux mon avis est différent, par contre la consultation des enseignants n’a pas été absente comme tu le prétends comme le montre le bref historique de ces consultations/informations concernant les établissement pilotes, ci-dessous :

Avant le déploiement :

consultation de la direction, du RAPC et de personnes ressource ;
information à tous les maîtres ;

Pendant le déploiement :

deux personnes ressources ont pu répondre aux préoccupations des maîtres, organiser des rencontres de formation et réponse aux questions.
MM Roiron et Bézault sont aussi venu au CO pour répondre aux questions des maîtres concernant la migration.
Une consultation auprès de tous les maîtres à été réalisée en fin d’année (il n’y a eu que 7 réponses !).

Logo de alessandro Conti
jeudi 13 octobre 2011 à 20h57, par  alessandro Conti

Le plan de déploiement évoque une phase pilote qui a pour objectif, je cite, de :

- tester la configuration ;
- apporter les modifications demandées par les utilisateurs ;
- mettre au point la gestion/maintenance du poste à distance.

Je travaille dans une école qui sort de deux ans de phase pilote pour entrer dans une phase mal définie à cette heure. Dans cette école, il y a une salle dite multimédia dont les 24 PC avec Ubuntu installé ne produisent aucun son !!! une salle monomédia !
Bien sûr, il y a une explication technique à ce problème, mais il y a aussi une explication "humaine" Comment peut-on laisser ainsi un équipement non fonctionnel en place en prétendant le contraire ! Pendant deux ans ?

Une information intéressante : j’ai accompli la tâche fastidieuse de relever le nombre de périodes d’occupation de nos trois salles multimédias disponibles durant l’année scolaire 2010-2011 en me basant sur les réservations enregistrées à l’aide de l’agenda électronique mis à disposition. Nous avons trois salles de 24 postes : une salle Ubuntu monomédia ;) et deux salles Mac multimédias.
Voici les chiffres par mois :
........... mois........... PC........... salle Mac 1...........salle Mac 2
septembre ............ 26 ..................... 25..................... 28

octobre................ 5 ..................... 41 ..................... 29

novembre............ 31 ..................... 58 ..................... 62

décembre ............ 27 ..................... 59..................... 44

janvier................. 30.................... 50..................... 50

février.................. 28.................... 61..................... 41

mars................... 48..................... 72 ..................... 68

avril................... 38..................... 59 ..................... 37

mai .................... 52..................... 72 ..................... 61

juin .................... 28..................... 50 ..................... 42

Clou (dans le cercueil ?)

septembre 2011 ............... 1 ..................... 32.................... 37

Pour conclure mon intervention, deux questions me taraudent :
1) Le critère premier de mise en place d’un équipement informatique par l’administration en charge ne devrait-il pas de rendre les enseignant-e-s plus "productif" ?

2) Est-ce sain d’être juge et parti lorsqu’il s’agit de juger/évaluer la qualité et la pertinence d’un déploiement ?

Logo de Manuel Grandjean
jeudi 13 octobre 2011 à 20h52, par  Manuel Grandjean

Bonjour Eric,

Passer tous PC en logiciels libres en même temps, c’est bien ce que nous voulons faire pour l’enseignement primaire dans 18 mois !
Mais d’ici-là, il reste quelques problèmes à régler et un accompagnement à préparer soigneusement. Nous tenons absolument à ce que le changement – déjà justifié pour des raisons de principe – représente un plus perceptible pour les utilisateurs, enseignants et élèves.

Cordialement.

Logo de Éric Haldi
jeudi 13 octobre 2011 à 17h47, par  Éric Haldi

Bonjour à tous.

J’ai lu le plan de déploiement ci dessus. Les argument sont convaincants.

Je me rends compte que les machines pédagogiques (PC) sont déjà en dual-boot depuis plusieurs années (probablement déjà 4).

Le plan se rallongeant souvent, il est possible que le délais final soit plus loin encore que 2015.

Durant ce temps, les administrateurs, les utilisateurs, les collaborateurs divers, doivent configurer et apprendre deux systèmes. C’est une surcharge de travail énorme !
C’est le prix de cette lenteur !
Comme si l’État de Genève avait de l’argent à jeter par les fenêtres.

Il serait plus simple de passer au plus vit au nouveau système et sur toutes les machines en même temps !

Logo de T. Lerch
mercredi 12 octobre 2011 à 21h25, par  T. Lerch

Je suis très étonné de constater que mon précédent message ait été supprimé sous prétexte qu’il n’était pas signé alors que j’avais indiqué mes initiales et mon adresse électronique professionnelle...
Donc je recommence...

Personnellement, je trouve regrettable que les configurations élèves et enseignants soient les mêmes.

En effet, j’adhère à la promotion de l’égalité des chances pour les élèves et suis entièrement disposé à utiliser des logiciels libres (ex LibreOffice) avec eux.

En revanche, j’estime que les enseignants sont des professionnels qui doivent pouvoir avoir accès à des logiciels performants et adaptés à leurs besoins. Aussi, je regrette fortement la disparition de la suite Microsoft Office, remplacée par la suite Libre Office qui ne fait de loin pas l’unanimité auprès des enseignants.
Les enseignants s’équipent tous à leurs frais de matériel informatique, aussi je trouverais correct de leur permettre au moins d’avoir accès à des logiciels de qualité et compatibles sur leur lieu de travail.

De plus, faisant personnellement partie d’un établissement pilote (PCs uniquement sous Linux), je suis très étonné de constater l’absence de consultation des enseignants par le SEM. 

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